Dans cette photographie d’un corps enduit d’argile, la peau se craquèle comme une écorce. Une tige entoure le cou, l’ancre et l’étrangle à la fois. Enraciné·e interroge la métaphore des racines : ce qui nourrit peut aussi immobiliser. En brouillant les frontières entre humain, végétal et minéral, l’œuvre invite à penser l’identité non comme une origine figée, mais comme un mouvement, un flux de relations toujours en devenir.